Manneken-Pis et le Méchant Petit Poucet

La situation de notre Royaume pose bien des problèmes à nos dirigeants. Je ne parle pas des zizanies intestinales en vue d’un peu probable gouvernement dans un peu proche avenir. Non. Il y a des choses bien plus graves qui se passent, et dont on ne nous met pas au courant. Et pour cause !
Il y a d’abord eu cette lettre signée « Petit Poucet » et adressée à notre Premier Ministre ;

« Mon Cher Premier Ministre,
Vous avez une semaine pour me faire parvenir cent millions d’euros, faute de « quoi votre pays sera réduit à un simple confetti. Vous pourrez facilement trouver cette somme dérisoire en faisant un petit trou dans le budget de l’Etat. D’autres instructions vous arriveront d’ici peu. Veuillez confirmez la bonne réception de ce message en incorporant trois fois le mot « koheul » dans votre JT de la soirée de mardi prochain. »

Le mercredi, lendemain de la date d’échéance, quasi toutes les routes du Royaume étaient impraticables, suite aux nombreux nids de poules.

Il y eu alors une deuxième lettre de Petit Poucet, à laquelle notre Premier Ministre fit encore la sourde oreille. On assista alors à la plus grande anarchie dans les transports. Les trains étaient victimes des plus grands retards connus. Les routes étaient hors d’usage au point que plus rien ne roulait. Les camions étaient gentiment invités de se ranger n’importe où sur la bande de droite de nos autoroutes. Même les avions étaient cloués au sol, les voyageurs étant gentiment invités de loger à même le sol dans la salle des pas perdus de l’aéroport.

Comme notre Premier Ministre continuait à faire la sourde oreille, il arriva encore une lettre sur son bureau, toujours signée « Petit Poucet » :

« Mon Cher Premier Ministre,
Vous semblez mésestimer le potentiel de puissance dont je dispose. « Maintenant mes exigences sont plus grandes encore, et je me contenterai de recevoir deux cent cinquante millions d’euros. Cette fois confirmerez la réception de ce message, grâce au mot « jéjunum » répété trois fois comme convenu auparavant. »

Derechef notre Premier Ministre ne tint pas compte de cette revendication. Il s’en suivit alors des inondations dévastatrices dans tout le Royaume. Les pompiers ne savaient plus où donner de la tête. Le canal Albert était bientôt sous eau. L’eau de la Vierre se confondait avec l’eau de l’Yzer. Les stations de pompage étaient hors d’usage et les habitants de certains quartiers n’avaient même plus la possibilité de se laver.

La Protection Civile apporta des berlingots d’eau potable un peu partout. Mais notre Premier Ministre tint bon.
La lettre qui parvint alors sur son bureau était fort brève :

« Mon Cher Premier Ministre,
Vous n’avez pas voulu plier. Parfait. Alors maintenant je vous offre le cadeau le plus empoisonné au monde : un nouveau gouvernement dans les tous prochains jours. Bonne chance et à bientôt peut-être.
Petit Poucet . »

Encore plus de Manneken-Pis ?

Author: Quentin

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