Manneken-Pis et l’éclipse de Soleil

Je vous jure que j’ai vu l’éclipse de Soleil ce 4 janvier matin.
J’ai assisté à ce magnifique phénomène d’éclipse et j’ai vu le Soleil qui portait des cornes de cocu. C’est un spectacle grandiose, et bien d’autres ont eu la chance de voir cette manifestation de la nature.

Je vous jure que j’ai vu ça.
Mais on m’a traité de menteur. On m’a envoyé des lettres de menaces, anonymes bien sûr. On a dit que si je persistais dans mes assertions, je serais brûlé vif, lapidé, abattu comme un vulgaire cabot.

Voyons maintenant calmement les faits.

Admettons qu’une personne intelligente se trouve quelque part sur la surface du Soleil au moment de cette éclipse. Voilà ce qu’elle pourrait raconter de ce qu’elle a pu observer :
– Sur la surface de cet astre, il n’y avait aucun endroit qui soit obscurci. Le Soleil était absolument normal, sans aucune zone sombre. Et la Lune était brillamment éclairée, et au moment de l’éclipse, elle entrait dans la lumière de la Terre, de telle sorte qu’il était fort difficile de la distinguer, jusqu’au moment où, à la fin du phénomène, elle était de nouveau visible, aussi claire qu’avant. Donc je considère que Manneken-Pis n’est qu’un sale menteur.

Admettons maintenant qu’une personne intelligente se trouve, elle, quelque part sur la surface de la Lune au moment de cette éclipse. Voilà ce qu’elle pourrait raconter de ce qu’elle a pu observer :
– J’ai vu le Soleil qui brillait dans sa totalité, sans aucune zone obscure. De l’autre coté, j’ai vu la Terre avec une zone d’ombre. Cette ombre grandissait jusqu’à devenir circulaire et un peu plus grande que l’Australie. Elle est restée de même grandeur, pour diminuer et finalement disparaître après quelques heures. Vraiment je me demande pourquoi Manneken-Pis raconte de telles sornettes. Peut-être pour détourner l’attention du monde sur les problèmes polichinello-politiques de son pays. Mais j’ai horreur des mensonges et je regrette l’attitude de ce meteko qui ment comme il respire.

Et voilà où j’en suis. Je n’ai plus qu’à me cacher dans la grande forêt amazonienne en attendant des jours meilleurs. Car voilà qu’éclate maintenant une évidence dont on ne se doutait guère : il n’y a pas qu’une seule vérité. On n’est pas blanc ou noir. On ne peut pas dire la vérité sans qu’on nous traite de sale menteur. On ne peut pas mentir sans qu’on ne vous croie sur parole. Car maintenant il y a trois vérités. Et pour moi, il y en a deux de trop. Mais ne vous en faites pas : un jour je leur dirai mes quatre vérités, à ces lascars.

Encore plus de Manneken-Pis ?

Author: Quentin

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